Témoignage

Publié le par Papalmier

Ce jour, je veux témoigner de ce qui est en train de m'arriver, pour ma postérité.

En avril, une amie proche vivait un jour heureux en ma companie; je déplorais ma faible mémoire, lui explicant qu'il me serait difficile de me souvenir de ce jour là; de fait, les semaines qui ont suivi, elle constata que malgrès milles récits, mes souvenirs de ce jour s'amenuisaient avec le temps. Pour les pires choses comme les meilleures, j'ai très mauvaise mémoire.

Ce jour, je suis en train de vivre une débacle considérable, et je sais que comme le reste, je vais l'oublier.

Le 16 aout 2005, j'ai voulu protéger une amie, la manipulant pour qu'elle me rejette, qu'elle fasse en conscience ce que je n'osais faire de moi même, par honte, parce que je ne voulais pas devoir assumer explicitement de stopper tout écange, alors pour avoir bonne conscience, je l'ai manipulée pour que ce soit elle qui me rejette. Ca a bien marché, j'en ai pleuré 10 mois durant. Je le regretetrai toute ma vie.

Depuis juin, deux amies se sont évertuées à m'expliquer que je suis moins mauvais que je pensais, que j'ai des qualités, que je sois moins égoiste que je crois, et que je peux etre utile à l'humanité. Elle ont réussi la mission qu'elles se sont fixées; alors j'ai eu confiance en moi. J'étais dépressif, j'éxitais la pitié, et deux faibles femmes ont succombé, et ont voulu me soigner. Quand je me suis cru fort, je leur ai fait mal, elles sont parties, par hazard en même temps, en toute bonne foi, sans se concerter.

Je me suis pris des emails d'insultes, de mis en garde, et divers autres choses désagréables à lire.

Contrairement à 2005, je ne me suis pas enfoui dans l'autisme pour m'isoler, du moins, pas immédiatement. J'ai d'abord demandé la compassion, puis la patience. Puis j'ai imploré pour la première fois, l'une des deux, de ne pas faire ce qu'elle reprochait à certains: me rejeter pour le mal que je fais autour de moi.

Mais elle avait trop souffert, et n'a jamais répondu à ce mail là.

Je vis, ou lputot, survis déchiré entre mes demandes restées sans réponse, et leurs regrets de devoir s'éloigner de moi parce que j'ai une personalité trop forte, et que je fais mal à mes proches.

Celle qui pouvais selon son bon vouloir régner sur mon coeur s'est rendue compte que malgrès moi, malgrès elle, je lui fesais mal, que ma dépression et ma noirceur d'âme l'ont grandement affaiblie.

Je veux témoigner ce jour, pour ma mémoire, qu'une fois de plus, un ange s'est épanché sur moi, m'a relevé sur toute ma hauteur, convaincu une ennième fois que je vaux quelque chose, puis, une fois droit et solide, je continuais de déprimer, et je l'ai vidée.

Je m'étais promis de ne plus jamais me confier, plus jamais me laisser convaincre d'aimer, et elle a utilisé des arguments inouis, des choses que les mots d'aucune langue humaine ne peuvent exprimer. Elle m'a touché au coeur, d'une manière rare, avec force et conviction. Elle m'a fait vivre la pleine force de l'amour, et elle m'a sincèrement convaincu de l'aimer, de reprendre courage en la vie, et d'assumer mon âge adulte fleurissant.

Pourtant, pour des raisons que je n'ai jamais compris, parce qu'il y a des choses que mon cerveau ne comprends pas, je l'ai blessée, d'une manière que je ne comprends pas, d'une manière douloureuse pour elle, que vraisemblablement tous ses amis ont perçu, d'une manière qui lui a fait comprendre (ou du moins croire) que je ne suis pas l'homme de sa vie, et elle va bientôt me quitter définitivement ... parce que bienque forte, je n'ai pas su la protéger du mal que je dégage.

Elle était aussi forte que moi, sur des points différents, mais, il me manque visiblement quelque chose, délicatesse, ou pureté de coeur, je ne sais pas. Mais il me manque quelque chose, d'insaisissable, et je l'ai écrasée, elle pourtant mille fois plus forte que les quidams qui m'entourrent au quotidien.

Et ne voulant pas succomber sous le poid écrasant de ma nature (elle écrit "de la dépression"), elle s'éloigne de moi, décisions prise dans le temps, après plusieur semaines de réfléxion. Et je lui ai répondu qu'elle est en droit de le décider, et a le devoir juste, bon, et morale de protéger sa propre vie si elle croit avec raisons que je la met en danger.

Elle a conclu pour sa part que je la met en grand danger, et pour sauver sa vie, elle va me quitter.

Elle me reviendra peut être dans quelques années, je ne sais pas, je ne veux plus lui demander.

Plusieur de mes emails sont restés sans réponse, cela me blesse fortement, de ne pas savoir, de ne pas avoir certaines explications sur ce que je croyais pouvoir comrpendre. Elle me donne des réponses que je considère "à coté de la plaque"; c'est peut etre moi qui ai tord, que ses réponses sont les solutions à mes niterrogations, et que je le vois pas ... ou j'ai peut etre raison de croire ce que je crois ...

Ce jour, je témoigne (humblement ?) qu'une fille délicate va très probablement prendre sa décision définitive de cesser tout contacte avec moi, parce que je lui ai fait mal.

Elle m'a montré que j'avais plus de qualités que je croyais, et elle avait raison. Je l'avais prévenue que je suis dangereux, et j'avais raison. Elle m'a convaincu malgrès moi que je mérite de vivre, et je l'ai convaincue malgrès moi qu'elle avait eu tord de s'aprocher de moi.

Je suis trop solide, trop grand, trop sombre, trop mauvais, trop insinueux, trop tortueux, trop hypocrite, trop jaloux, trop aimant ... je sais tout déguiser avec habileté, je sais nuire à l'insue des autres ... je fais mal à mes proches ... sans le comprendre, sans le savoir, sans être capable de m'en retenire.

J'ai vraiment cru à l'amour, j'ai vraiment cru qu'elle est celle qui aurait pu me sortire de ce que je suis; ce soir, je perds espoir. J'ai peine à expliquer ce dont je souffre, parce que je ne le coprends pas moi même. Mais il y a des choses que je sais:
- j'ai essayé du plus fort que je pouvais d'agire différement de l'an dernier
- j'ai essayé de changer pour elle
- j'ai essayé de la protéger
- j'ai essayé d'être différent de d'habitude pour moi, et des autres qu'elle a l'habitude de fréquenter
... et ca n'a pas suffit.

L'histoire va se répéter, dans les prochains jours, comme ca s'est déjà déroulé des dizaines de fois. Et ca se répètera encore et encore, parce que je ne comprends rien à rien, que je suis trop muré pour le laisser convaincre que j'ai tord, trop entêté pour admetttre, trop faible pour m'en sortir, trop déprimé pour oser profiter de la vie, trop orgueilleux pour admettre que j'ai tord, trop sec pour aimer mon prochain.

***

Me sachant dangereux, je fuyais les humains pour réduire les risques, éviter de leur faire du mal, et de fait, plus je les fuyais, plus je souffrais, et plus j'éxitais la pitié des plus tendres.

Ce jour, je me retrouve de nouveau devant de dilemne:
- conclure de cette récente expérience, qui m'arrive pour la millième fois, qu'il faut que je reste seul, que je fuis les humains
- ne pas en tenire compte, foncer dans la vie, et me reprendre un rateau dans 6 mois
- comprendre enfin ce que je ne comprends pas depuis 20 ans ? mais pourquoi comprendrais-je ce jour ce que mon cerveau est incapable de percevoire du à son fonctionnnement intime ?

Je me savais dangereux, j'ai fuis pour protéger, on m'a ratrapé, et expliqué que je vaux la peine de vivre en société, et on me délaisse à nouveau ... que dois-je faire ?

Je suis mauvais pour comprendre, et encore plus mauvais pour décider. J'aime qu'on m'impose les décisions; ça évite de devoir en assumer les responsabilités.

***

En gros, si j'ai bien compris (mais je suis pas très doué pour comprendre), on me reproche d'etre dépressif. Bon, ca en soit, vous me direz que mes amis me sortent une mauvaise excuse, et qu'ils critiquent en soit un état dont je ne suis pas responsable.

Quand on creuse le dialogue, ils me reprochent quelque chose de plus précis: être devenu volontairement dépressif pour pouvoir me faire plaindre, et ne rien faire pour sortire de ma dépression: on me reproche d'être lourd, ne faire aucun effort pour me soigner, tirer les autres vers le bas, et ne jamais agire concrètement pour stopper tout ça.

Oh, je pose des actes concrets, mais, on me dit que ce que je fais n'est pas objectivement orienté vers ma guérison, et que je n'emplois pas tous mes moyens pour m'en sortire, que je traine exprès des pieds.

Le soucis, c'est que je pige rien. Je ne pige ni globalement ce qu'il faut faire pour s'en sortire, ni dans le détail les actes de la vie courante qui prouvent que je tire les autres vers le bas. Il parait que j'en pose; je m'en rends pas compte.

On dit aussi parfois que je fais exprès de ne pas comprendre, alors il arrive que pour avoir l'air intelligent, je dis bêtement "oui oui tu as été lympide" ... alors qu'en fait, il n'en est rien.

Parfois je pige au feeling des trucs que personne sur terre n'avait meme imaginé possible; parfois je reste aveugle à ce qui est évident pour tout les autres.

... et dans quelques mois, le même cénario va encore se reproduire, encore et encore:
- je vais rencontrer de nouveaux amis, qui crouleront devant mon calimérotage
- ils ne comprendront pas pourquoi j'ai été délaissé
- ils diront que les précédents ont été bien idiots d'abandonner un garcon aussi beau et intelligent que moi
- ils me trouveront bien sympatiques
- je commencerai à deveni un peu plus proche, plus en confiance, plus confident
- ils me trouveront dépressif
- ils me trouveront lourd
- ils me trouveront fatigant
- ils en auront marre
- je deviendrai insistant
- ils craqueront, et partiront.

ils auront promis entre temps qu'ils ne feront pas comme les autres, je leur dirai que si, puis, plus tard, ils diront que oui effectivement j'ai tout fait pour qu'ils fassent comme ceux qui les ont précédés, que je suis incorrigible, et que je peux aller au diable, souffrir seul mes délires fanatsmagoriques ...

ne riez pas amis lecteurs; heureux êtes vous de ne pas me connaitre, heureux êtes vous de rester loin de moi.

Heureux êtes vous de ne pas m'aimez; vous évitez que je vous brise le coeur.

***

Certains appellent cela l'entètement; je pensais que les médecins appelaient cela l'autisme; il semblerait que j'ai tord.

***

Il y a une chose qu'on me dit plus rarement: je suis prétencieux. Ca ne saute pas forcément comme le nez au milieu de la figure, mais avec le temps, quelques personnes finissent par le dire, avec grande amertume.

***

On dit parfois que l'on prend pleinement conscience de la valeur des choses quand on les perd; j'avais déjà expérimenté, et en particulier, en 2006, je voulais essayer de ne plus expérimenter ce genre de choses ...

Il y a des amis dont on croit ne pas avoir vraiment besoin, et parmis eux, ceux dont on se rend compte trop tard qu'on y tenais plus qu'on croyais ... et ceux à qui on tient, parmis lesquels on se rend compte sur le tard qu'ils ne sont pas si indispensables que cela ... et il y a ceux qui sont indispensables ... et pour quelques uns, je le sais très vite ...

Alors il y en a quelques uns, et quelques unes, à qui je m'attache fort, sur qui je pèse encore plus lourd, avec qui je suis encore plus insistant qu'avec la moyenne ... et qui me déchirent plus atrocement quand ils partent ... parce qu'ils finissent tous par partir. Ceux là, j'angoisse en permanence, et je déprime encore plus après coup.

Mais ça n'empèchera pas l'histoire de se répéter, identique à elle même, année après année.

***

Article clos; la suite est dans emails ... .
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C
Bonjour,<br /> Je viens de tomber sur ton blog par hasard, et ton post me touche énormément. J'ai l'impression que ce texte provient de mon copain... C'est impressionnant, j'ai eu l'impression qu'en lisant tes mots que c'était lui l'auteur. J'en suis encore remuée. La différence frappante est que lui n'écrit pas, et se confie très rarement. Je ne sais pas si ca peut t'aider mais dis toi que tu n'es pas le seul à être dans cette situation. C'est vrai pour l'entourage ce n'est pas toujours facile... J'ai compris que je ne pouvais rien faire pour lui, je ne suis pas psy, je ne suis pas une bonne fée, je suis une femme qui l'aime pour ce qu'il est avec sa noirceur, ses coups de déprimes et ses nombreuses qualités. Je ne suis pas là pour l'aider mais là pour l'aimer...<br /> Charabia
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P
Une charmante demoiselle est un jour venue vers moi, lors d'une soirée chez un ami. Je m'étais retiré dans une pièce obscure, prétextant la lecture d'emails pour justifier un besoin d'isolement; ma réputation me précédait, inutile de dire quoi que ce soit; de toute facon, je disparait sans que personne ne note rien.Donc, cette fille, remarquant soudainement mon absence de la salle commune, s'en alla parcourire les autres pièces de la maison pour me trouver ... devant un ordinateur qui trainait là. C'est la seule fois de ma vie qu'une personne note mon absence, et part à ma recherche (à part les parents quand on est petit). Ca fesait un peu plus d'un an qu'elle restait distante, parce qu'on lui avais lavé le cerveau de milliers de critiques négatives à mon sujet; elle avait ntoé certaines différences, mais rien à la mesure des critiques qu'on lui adressait à mon égard, rien qui ne justifie les recommandations de rester loin de l'objet dangereux pour lequel on tenta de me faire passer.Elle avoua plus tard découvrire un objet très chaleureux, et bien plus humain qu'il y paraissait, et ne méritant en aucun cas les mises en gardes qu'on lui avais adressées. Parfois, des jours de grande audace, j'eu le courage d'aller chez elle, prendre un ou deux thé. Elle comprenais très bien ma différence, mais n'y voyait rien de négatif. Elle me fit même l'honneur de m'exprimer à sa manière qu'elle comprenais et respectait mon agoraphibie, et mes problèmes affectifs, au point de dire un jour en sibstance: "non ce soir il y a mes parents; demain, je n'ai qu'une heure de libre, et je ne veux pas te voire si c'est pour moins de 2 heures" ... car oui, avec elle, il me fallait 2 à 4 heures avant de me relacher, de sentire que je pouvais me détendre, être moi.Récement, elle m'a dit que je pèse trop lourd, une époque ou je déprimais trop, et ou elle ne pouvait pas se permettre de m'accorder le temps dont j'avais besoin.Depuis, j'ai décidé de ne m'approcher que des gens ayant les mêmes besoins affectifs que moi. J'en ai trouvé une. Si il y en a pas d'autre sur terre, tant pis.Plus loin gravitent ceux à qui je ne m'ouvre pas, qui ont conscience de ne rien savoir de moi, et qui sont satisfait de cette distance, des gens avec qui je peux passer une soirée amicale, à 2, 3 ou 5, avec qui ca peut tenire quelques années tant qu'ils ne posent pas trop de questions, parce qu'ils sont assez intelligents pour comprendre qu'ils ne peuvent pas me comprendre. Des gens avec qui je passe des soirés fort civiles, juste par principe de ne pas rester chez moi; des gens qui ne changent rien dans ma vie, qui ne me manqueraient pas si ils mouraient demain.Quelques rares personnes ont osé passer la carapace, osant croire avec raison qu'elle cachait quelque chose. Une seule n'a pas encore départi en voyant mes états dépressifs.Ces temps ci, je suis à vif.
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J
Ce n'est pas aussi simple. Les gens que je rencontre ne veulent pas me revoir "volontairement". Je dois leur être imposé, comme des collègues de classe par exemple. Personne ne veut me revoir dans un cadre "amical", je ne peux faire que des cadres "professionnels". Si c'est comme tu dis, les gens normaux sont bizarre ce qui est étrange à dire… mais vrai. Le cadre "amical" ne fonctionne pas parce que j'ai l'air froid et impitoyable, ce qui est complètement faux.
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P
Les gens normaux appellent amis ces humains qu'ils rencontrent, puis échangent coordonnées pour continuer à se fréquenter. Dans le milieu étudiant, et dans la petite centaine de sites internet que je fréquentais régulièrement, dont une bonne dizaine de forums (techniques ou non), j'ai été amené à rencontrer beaucoup de gens, et, parfois, il me pris l'envie de re-rencontrer certains en dehors du cadre initial.J'osais appeler ces gens là des amis. Alors, découvrant l'humanité et la personnalité de ces gens que je considérais apréciable, il me m'épris parfois pour les amis de mes amis, et alors le cercle peut d'agrandire indéfiniment.Ecole, université, forums, chats, voisinnages, voyages ... oui j'ai connu beaucoup de gens. J'en ai aimé beaucoup, j'aimerais revoir la plus part ... si ils ne m'avaient pas exprimé leur désinterret pour moi, ou leur refus de continuer à se fréquenter.Le départ, c'est la naissance, puis l'école, puis les amis d'amis ... La manière dont j'ai rencontré le PasPapalmier est probablement des plus incongrues: il était conférencier, je m'abreuvais de ses mots dans l'assistance; on s'est recroisés par hazard une semaine plus tard, on a échangé nos emails. Désormais une de mes plus vieilles connaissances. Je le revois régulièrement.
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J
Tu avais beaucoup d'amis au départ pour en perdre autant ? Comment fais tu te faire des amis ? Calimérotage. Ce mot fait référence au poussin Caliméro avec sa coquille sur la tête ? Moi j'ai un ami et c'est mon ami, c'est tout. Ça m'énerve de recopier l'image du bas, je me trompe souvent.
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