communiquer entre hommes ...

Publié le par Papalmier

Il est un fait constaté qui semble de plus en plus irrévicable:
personne ne peut mieux comprendre un dépressif qu'un autre (ex) dépressif (avoué).

Je commencerai par le premier exemple qui m'a ammené à penser cela:
tout moniteur Vittoz doit, en vue d'enseigner les exercices à autruit, commencer par pratiquer ces exercices sur lui meme. Hors, le premier but de ces exercices est de se soigner soi meme; le docteur Vittoz lui même commenca par pratiquer ses propres exercices avant de les enseigner a ses patients.

Mais, qui pourrait avoir envie de les pratiquer ? le Dc Vittoz est tres clair a ce sujet: personne ne vie naturellement dans l'équilibre parfait; la pratique de ses exercices a pour but de rétablire cet équilibre que l'on croit déficient. Et leur premier champs d'application est la dépression, sans en être l'unique.

Et il est un fait constaté que la très grande majorité des moniteurs Vittoz sont d'anciens dépressifs, de divers niveaux, tous ayant voulu se soigner via la Méthode Vittoz; l'obtention de l'agregation étant soumise à un certain succès et une certaine qualité de pratique.



J'ai aussi eu l'ocasion de discutter avec diverses personnes débutant des études de psychologie ou psychatrie. Toutes avouent ne pas toujours se sentire très bien, et la plus part avouent faire des études pour en premier lieu se soigner eux même.

C'est donc un constat très proche de celui sur le Vittoz.



Plus tard, je constaterai sur d'autres cas particuliers que les personnes les plus aptes a m'aider, me comprendre, ou celles dont on disait le plus souvent qu'elles pourraient m'aider étaient des dépressifs, MAIS des dépressifs avoués, conscients de leur état pas si bon et osant parfois l'avouer.

J'ai aussi rencontré des personnes que je trouvais objectivement déséquilibrés pour diverses raisons, mais disant officiellement se trouver très bien. Avec ceux là, aucun dialogue sur mes problèmes n'a JAMAIS été possible, même en évitant TRÈS SOIGNEUSEMENT de emntionner ou sous entendre que je ne les trouvais pas parfaits en tout points (voire même totallement tarré(e)s).

Ceux-ci trouvent normal d'être parfois énnervés, s'en excuses quand même mais m'accuseront quand même que je suis pas bien dans ma tête et que eux sont parfaits.



Enfin, il y a les très rares qui ont atteints (objectivement) naturelleemnt un grand équilibre intérieur, et dont la beauté et la vertue inspire le plus grand respect. Le dialogue est quasiment toujours possible, avec des échanges très intéressants, mais aucune compréhension de la dimenssion de mes douleurs.
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Publié dans humeurs

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