être AS ou pas ?

Publié le par Papalmier

brouillon du 14 juin 2006 mis en ligne le 4 juillet 2006

Malgrès un diagnostique Asperger négatif, plusieur autistes de bas et haut niveau me considèrent autiste à la vue de ce que je suis, ce que je décris, et la narration de mes ressentis internes, et ma percepion du monde, et des autres.

Ma manière de  voire et vivre les choses, évènements, sentiments est atypique, ce que les gens normaux ne peuvent pas comprendre, et elle est reconnue par les autistes comme identique à la leur, ou très fortement similaire. Un autiste de bas niveau m'a même confié qu'en trois jours avec lui, je l'ai mieux compris que son psychatre et son orthophoniste en 1 ans.

Les médecins ne me diagnostique pas Asperger pour deux raisons simples:
- j'ai un premier contacte trop rapide, et trop simple pour un autiste
- je comprends trop bien ce que je vis
- j'intériorise trop ce que je ressens, donc mon mal-être est tout a fait imperceptible pour les gens normaux, ou les gens peu sensibles.

Ce qui est ordinairement visible chez un autiste (TOCs, tremblements, phobies) est complètement caché chez moi; existant, réel, mais j'ai tellement le controle sur mon corps physique, que cela semble inexistant aux yeux des gens ordinaires. Pourtant, certaines rares personnes professionnelles des relations humaines ont été capables de me dire en moins d'une demie heure que je suis anormale dans mes popos, et ma manière de converser: une assistante sociale, et une estéticienne. Quelque chose d'inabituel les génait en moi, quelque chose qu'elles n'avaient jamais rencontré ailleurs, de profond et fort, dont elles ne percevaient qu'une infime partie, et les génaient horriblement avec moi, au point de ne plus savoire comment m'aborder. Elles mêmes m'en ont parlé spontanément, en disant qu'elles ressentaient une partie visible d'un iceberg énorme et camouflé.

Enfin, un autre trait typiquement Asperger est de ne pas comprendre les questions, et de répondre juste a coté. C'est a dire qu'aux questions du diagnostique, je réponds une réponse qui moi me semble apropriée, et pourtant, aux oreilles du médecin, cela prouve que je ne suis pas Asperger, même quand je la formule pour lui montrer que je le suis. La même phrase a des sens contradictoires entre celui qui la dit, et celui qui l'écoute ! Je suis donc capable de parler, mais de communiquer !!! Et comme mes phrases sont construites en bon francais, je laisse à mon pair l'illusion que la premiere compréhension qu'il a eu de mon propos est univoque, précise, et exacte, alors qu'avec d'autres Aspies, l'imprécision du vocabulaire, et le flou artistique autour du sens de la phrase va obliger le médecina  reposer la question différement, et finira après un travail personnel par conclure ce qu'il faut; mais moi, je laisse une illusion du contraire, et une impression qu'il est inutile de débattre.

Donc, pour les NT, je suis normal; pour un autiste, je suis Aspie.

Au fond de moi, c'est parmis les Aspies que je me sens bien, compris, accepté, et chez moi.

Ceci est une position claniste, familliale, déclamée par les NT, tout comme ils rejettent les iontégrismes religieux; mais cette vision des choses reste celle que la plus grande part des autistes ont du monde. C'est la vision autistique (par les autistes) de l'autisme, justement parce qu'il est rejeté et incompris de fait pas les autres.

Mise à jour, et informations complémentaires sur Asperger ou Borderline ? .
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Publié dans la piste Asperger ...

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